Le Web au Liban : le « gouvernement électronique »

Dès l’an 2002 est discutée l’idée de réalisation du « gouvernement électronique » au Liban, qui doit passer par deux étapes : les services du gouvernement au gouvernement (échanges assurés et sûrs des informations et des transactions entre les institutions administratives) et les services du gouvernement au citoyen (permettant au citoyen d’effectuer les transactions officielles de loin).

Or, tout d’abord, il faut que l’Etat libanais avec ses institutions, ses autorités locales et ses municipalités, révise sa structure et son infrastructure et entame leur réhabilitation et leur modernisation afin de pouvoir répondre aux progrès technologiques dans le domaine de l’information et de la communication. Il faut noter que la réalisation de cet objectif ne peut se faire qu’à travers une consolidation juridique et institutionnelle qui puisse préparer la naissance du projet de «gouvernement électronique» en lui assurant la protection juridique. D’où la nécessité de passer par trois étapes :

1) Approuver le cadre juridique et organisationnel de l’autorité officielle chargée de préparer l’application et le parcours du « gouvernement électronique ». A titre d’exemple, la France a constitué en août 1998 une « mission gouvernementale pour offrir le soutien technique afin de développer les technologies de l’information et de communication dans l’administration. »

2) Préparer une série de lois, de décrets, de décisions appliquées et de circulaires, devant être mise en place avant l’application du « gouvernement électronique ». Le Liban est le premier Etat arabe à décréter un projet juridique concernant des médias électroniques comme l’Internet, à travers l’ancien ministre d’Economie et de Commerce Dr. Nasser Seaidi qui a approuvé ce droit devant le Conseil des ministres le 12 juillet 2000 avant de le renvoyer au Parlement.

3) Compléter la mise en place des cadres juridiques et organisationnels en relation avec certaines questions juridiques ayant un effet indirect sur l’application du « gouvernement électronique » (au niveau à la fois de la sécurité des systèmes informatiques et de la protection de la vie privée des individus).

Cependant, ce développement technologique peut avoir des effets pervers, avec l’émergence des hackers et des crackers qui sont capables de pirater en vue d’accéder non seulement aux données personnelles des autres individus, mais aussi aux données étatiques, pouvant ainsi mettre en danger la sécurité nationale.

Ali Issa

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